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Aéronautique : quand le biomimétisme permet aux hommes de voler !

Temps de lecture : 3min

L’aéronautique est le fruit de la fascination originelle de l’Homme pour les oiseaux. Le biomimétisme est à la base de l’aéronautique : qui de mieux placé que les animaux des airs pour nous apprendre à voler ?

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Aéronautique et biomimétisme : l’histoire d’une genèse

L’aéronautique a connu un extraordinaire progrès ces 60 dernières années. Comment avionneurs et motoristes peuvent-ils aujourd'hui poursuivre sur la même pente ascendante ? Une réponse : le biomimétisme.

De Léonard De Vinci à Clément Ader en passant par George Cayley, “père de l’aéronautique”, tous ont cherché leur inspiration dans la nature. Cette approche peut assurément contribuer au saut technologique dont cette industrie a besoin pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée : diviser par deux ses émissions de CO2 d’ici 2050 par rapport à 2005.

Les études biomimétiques dans l’aéronautique mènent à plusieurs pistes intéressantes. L’une d’elles concerne l’étude des oiseaux parcourant les plus grandes distances, comme la Grue cendrée ou le Vautour fauve, qui possèdent de hauts rendements énergétiques grâce à des techniques de vol perfectionnées.

Un exemple de transfert biomimétique répandu est celui des winglets de nos avions, ces extrémités d’ailes relevées apparues dès la fin du XXème siècle.

 

Celles-ci permettent, sur le modèle des grands oiseaux, de diminuer les turbulences. La consommation de carburant a ainsi été réduite de 4% pour la famille Airbus A320.

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L’aéronautique : innovante à toutes échelles !

Grâce aux progrès de l’industrie aéronautique, la forme d’un avion est aujourd’hui particulièrement optimisée. À plus petite échelle, il reste beaucoup à faire ! Au niveau de l’interaction entre la surface externe de l’avion et l’air, les opportunités sont nombreuses, ouvrant ainsi de nouvelles portes au biomimétisme.

Par exemple, des revêtements inspirés de la peau du requin, non lisse mais recouverte de microscopiques rainures, sont actuellement à l’étude du côté d'Airbus qui envisage de les introduire sur de nouveaux avions d’ici à 2020. D’autre part, le vol silencieux des chouettes, prédatrices hors pair, intéresse aujourd’hui de nombreux chercheurs.

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Aéronautique et biomimétisme : et après ?

L’aéronautique souhaite aller plus loin en R&D, et c’est là que le biomimétisme se révèle être une solution de choix. Certains projets portent sur des avions qui “battent des ailes” grâce à une structure flexible et adaptable, pendant que d’autres étudient, à une échelle encore plus grande, les interactions entre individus pour imiter le vol en V des oiseaux migrateurs. Ces nouvelles pistes permettent à chacun d’imaginer l’étendue infinie des possibilités offertes par le biomimétisme.