Adresse

15 Boulevard Diderot, 75012 Paris, France

© 2019 par Bioxegy Group SARL.

  • LinkedIn Bioxegy
  • Bioxegy Instagram
  • Facebook Bioxegy
  • Twitter Bioxegy

Le mur végétal :
la greencity avant la smartcity !

© Musée du Quai Branly, Photo Luc Boegly

Le mur végétal est une porte ouverte unique sur la nature et sur ses prouesses, en plein centre ville. Ce concept urbain peine encore à convaincre. Pourtant, c'est une alternative concrète au règne sans partage des smartcities ultra-connectées.

Mur végétal : définition et caractéristiques

Le mur végétal est un système de culture verticale. Comme l'indique son nom, il végétalise les façades extérieures ou intérieures des bâtiments en ville, ainsi que le mobilier urbain : abribus, lampadaires et poteaux électriques.

Le principe consiste à créer un véritable écosystème à part entière. Il regroupe généralement des plantes grimpantes et des mousses en plus des bactéries et insectes qui le colonisent.

Au delà de l'aspect esthétique évident, il présente également des avantages environnementaux majeurs, en lien avec l'écologie urbaine.

Entre autres, le mur végétal permet le retour parfois inespéré de la biodiversité en ville. Si certaines espèces, notamment les insectes, choisissent vite d’y élire résidence, d’autres finissent également par s’y attarder pour profiter de la nourriture ainsi procurée. 

Mur végétal : des avantages écologiques considérables

Le mur végétal est un excellent outil de régulation thermique des bâtiments. En hiver, il renforce leur isolation en les rendant imperméables à la pluie et en les protégeant contre l'humidité. Il se mue ainsi en une utile couverture naturelle. La surface végétale permet également de lutter contre les effets corrosifs des pollutions en ville.

En été, l’évapotranspiration des plantes permet de rafraîchir l’air et les murs. Le couvert du feuillage projette bien évidemment de l'ombre et protège le mur contre l'ensoleillement excessif. La façade devient une paroi protectrice anti-UV. 

Certaines biofaçades permettraient, grâce à l'inertie thermique générée, de réaliser des économies en chauffage ou climatisation de l'ordre de 50%.

 

Par ailleurs, certaines espèces présentes sur les murs végétalisés disposent d’étonnantes facultés à purifier l’air ambiant. Le géranium, par exemple, absorbe des agents toxiques comme l’ammoniac et le benzène, souvent dégagés par les cigarettes, peintures et produits ménagers. De plus, les racines participent à l’absorption de l’eau des sols, limitant ainsi les risques d'inondation !

Le mur végétal est également reconnu pour sa capacité à isoler l’intérieur du bruit environnant, notamment grâce aux substrats, permettant d'apporter calme et tranquillité à ses occupants. Dans la même lignée, nombre d'institutions et organisations reconnaissent aujourd’hui les effets bénéfiques d’un environnement vert sur le bien-être individuel.

Le mur végétal des Halles d'Avignon, conçu par le botaniste Patrick Blanc en 2005 : 20 végétaux au mètre carré !

Mur végétal : des exemples aussi inspirants que respirants !

Croiser un mur végétal en environnement urbain est de moins en moins rare. En France, certaines mairies ont à ce niveau pris des engagements de taille. En 2006, la mairie d’Avignon a ainsi végétalisé la façade nord des Halles sous l’oeil avisé du botaniste Patrick Blanc.

Ce dernier est d’ailleurs également à l’origine du jardin suspendu du Musée du Quai Branly - Jacques Chirac à Paris, dont aucun autre spécialiste des espaces verts atypiques n’a jamais réussi à dépasser les impressionnantes dimensions : une superficie de 1022m² pour un peuplement de plus de 375 espèces.

À Lyon, un mur végétal équipe le centre d'échanges de Perrache, afin de lutter contre la pollution urbaine générée par le trafic routier. Certains essais tendent à montrer que ce mur est capable d'absorber 80% de la concentration des composés organiques volatiles (benzène, toluène, xylène) environnants. 


Le mur végétal le plus grand au monde se trouve en Colombie, à Bogota. La mairie de la ville a décidé de voir les choses en grand :  près de 115 000 plantes qui permettrait de capter continuellement le CO2 émis par 750 voitures pour générer, par photosynthèse, suffisamment d’oxygène pour… 3000 personnes !

Le Santalaia Building à Bogota. Plus de 115 000 plantes !
©Groncol

Le mur végétal au service des transports urbains

Le mur végétal ne se limite pas qu’aux façades verticales. Il peut aussi être installé sur des toitures.

Certaines villes comme Madrid et Singapour sont même allées jusqu'à installer des espaces verts sur les toits des bus arpentant leurs rues !

Cela permet également de modérer la température intérieure des bus. En effet, en plein été, en plus d’une absorption quasi-immédiate d’une partie des gaz à effet de serre émis par les véhicules, la toiture végétale permet une réduction allant jusqu’à 4°C de leur température intérieure. Quoi de mieux pour faire face aux épisodes caniculaires semblables à ceux que nous avons connus cet été ?

Les toits des bus végétalisés à Madrid.
©Phytokinetic

Podcast biomimétisme avec Sidney Rostan, Founder & CEO Bioxegy

R&D : le biomimétisme révolutionnera-t-il l'innovation du futur ?

Biodiversité : définition et enjeux
 

Bioluminescence : quand le biomimétisme éclaire notre futur

Biomimétisme : valoriser 3,8 milliards d'années d'innovation

Chouette Effraie & Biomimétisme : inventer un monde de silence ?

Découvrez les autres publications Bioxegy !